La Saint-Patrick tombe un 1er août à Boston. La plus irlandaise des villes américaines est en pleine ébullition: le porte-étendart de la capitale du Massachussets vient de réussir le plus joli coup du mercato made in NBA. Les Celtics ont ainsi convaincu Kevin Garnett, la megastar de Minneapolis, de rejoindre les rangs d'un club devenu d'un coup le favori de la saison à venir.
Garnett, c'est 2m11 pour 99 kg d'explosivité, une médaille d'or olympique en 2000 et un titre de meilleur joueur (MVP) de la ligue en 2004. C'est surtout une tripotée de dunks (20,5 points de moyenne par match depuis le début de sa carrière), contres (1,7), passes décisives (4,1) et rebonds (11,4) à son actif. Issu d'une famille pauvre de Caroline du Sud, il n'a pas fait la fac et figure comme un pionnier de la nouvelle génération de basketteurs américains passé directement du lycée à la NBA. A 31 ans, il est ce qui ce fait de mieux sous la raquette américaine.
Les conditions du transferts du mastodonte sont proprement hallucinantes. Garnett a ainsi été échangé contre 7 joueurs: les arrières Al Jefferson, Ryan Gomes et Gerald Green, l'intérieur Theo Ratliff, le meneur Sebastian Telfair et deux prochains choix de la draft. Ce joli coup de mercato est la conséquence d'une entente entre deux piliers du Grand Celtic: Kevin Mc Hale et Danny Ainge. Le premier étant en charge des Minnesota Timberwolves, le second à la tête de Boston. Ensemble, ils ont gagné deux titres NBA en 1984 et 86, venant parachever six années fantastiques autour du mythique Larry Bird.
Une ambition depuis évanouie et qui renaît aujourd'hui, puisque Garnett vient constituer avec Ray Allen et Paul Pierce un triumvirat d'envergure (généralement condition nécessaire pour prétendre au titre) et permet aux Celtics d'envisager la conquête de l'anneau NBA